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Danielle est une petite bonne femme de 62 ans, un peu trop ronde, aux traits assez ingrats, n’ayant pour tout bagage scolaire qu’un certificat d’études, mariée à un plombier maintenant à la retraite et vivant dans une modeste maison en province. Apparemment, elle n’a rien pour briller et pourtant elle dégage une telle aisance qu’elle irradie.

Inscrite dans plusieurs associations, elle a l’occasion de fréquenter des personnes de tous milieux. Croyez-vous qu’elle soit gênée de discuter par exemple avec des notables archi-diplômés ? Pas du tout. Elle est aussi à l’aise avec eux qu’avec ses autres connaissances.


Son secret ? Ne pas se casser la tête pour ses incompétences. Quand elle ne comprend pas, elle n’hésite pas à révéler son ignorance en posant des questions. Quand, manifestement, elle dit une bêtise, elle s’esclaffe en proclamant qu’avec son “Certif”, elle ne peut pas tout savoir.

Si elle invite des amis, elle prévient qu’elle n’est pas une excellente cuisinière et qu’ils devront faire avec. Quand on lui montre qu’elle a commis une erreur quelconque, elle le reconnaît sans se vexer. Elle sait tellement être nature, sans chichis et sans honte qu’on ne peut que lui pardonner.

Un échec ne lui laisse qu’un petit goût amer qu’elle surmonte très vite. Et la voilà repartie affirmant sans se démonter : “Il n’y a que ceux qui ne font rien qui n’échouent pas.” Son physique ne la tracasse pas plus. “Je suis une petite boulotte, affirme-t-elle en riant, et alors, il faut de tout pour faire un monde. J’ai plu à mon mari et je lui plais toujours. Et regardez, c’est un bel homme !”

Inutile de vous dire que Danielle est très entourée. Pourtant, elle n’hésite pas à dire aux autres ce qu’elle pense d’eux. Mais sa franchise plaît. En fait, tout en elle attire la sympathie.

Heureux les gens qui traversent la vie sans se tracasser sur leur valeur. Au lieu de raisonner à partir de leurs échecs, de leurs limites, ils raisonnent à partir de leurs succès, de leurs points forts.

Si Danielle était nulle à l’école, elle a très vite constaté qu’elle savait se faire apprécier par ses mimiques, son humour, sa spontanéité. Elle a utilisé cette qualité pour s’insérer dans la vie sociale. Elle a pris le risque de côtoyer des gens importants et a vite vaincu son handicap intellectuel, se rendant compte que même sans études, elle était intelligente. Avec sa drôlerie, elle a également contourné le handicap physique, choisissant le naturel pour plaire – ce qui lui a réussi.
S’aimer tel qu’on est, rend la vie et les relations plus faciles.

Mais attention ! Cela n’implique pas de se complaire dans ses défauts. Les reconnaître sans en faire un plat est une chose, ne pas chercher à s’améliorer une autre. Paradoxalement, plus on s’estime plus on cherche à progresser. En fait, ceci est normal. Quand on est capable de pointer ses failles sans s’effondrer, on est aussi capable de chercher à s’améliorer. Notamment sur les points essentiels. Danielle qui était un peu soupe au lait a réussi à dominer ce travers, car il nuisait à son couple.

Il ne faut pas confondre la personnalité de Danielle avec celle des gens qui ont une trop haute opinion d’eux-mêmes. Bardés de certitudes, se prenant pour des êtres supérieurs, ils peuvent irriter leur entourage. Si eux-mêmes ne souffrent pas, ils ont des attitudes, notamment la condescendance, blessante pour ceux qu’ils côtoient.

Bruno est un passionné de développement personnel. Il vous fait partager son expérience et met ses services à votre disposition. Voir Son Site
http://www.vivre-mieux-etre.eu/

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