0

Ca peut sembler un sujet barbare. Ou alors un sujet de thèse. Pourtant, tous les utilisateurs d’huiles essentielles devraient s’y intéresser à un moment ou un autre. Et ce n’est pas forcément très compliqué quand on a compris l’essentiel.




Déjà, il y a la notion de chémotype des huiles essentielles. Le chémotype désigne le composé chimique majoritaire présent dans une huile essentielle. Et là où ça peut être surprenant, c’est qu’une mêm plante, une fois distillée, peut donner des huiles essentielles aux chémotypes très différents. C’est à dire dont le composé majoritaire n’est pas le même. Par exemple, dans le cas du thym vulgaire, il y a le chémotype thymol, linalol, thujanol…

Alors on peut se dire, bon, c’est une exception, le thym, c’est toujours cet exemple là qui est pris ! Mais en fait non. La quasi totalité des huiles essentielles sont concernées par ces histoires de chémotypes. Et pourquoi c’est si important ?

C’est même primordial, car une huile essentielle dont le composé majoritaire est du thymol ne présente pas du tout les mêmes propriétés, ni les mêmes dangers ( !!!) qu’une huile essentielle qui contient majoritairement du linalol.

Ainsi une huile essentielle qui peut sembler au premier regard la même (même nom de la plante distillée) aura des emplois complètement différents !

Il est donc très important de s’intéresser aux grandes familles biochimiques des huiles essentielles lorsqu’on commence à les utiliser pour son bien-être, sa santé ou fabriquer ses propres cosmétiques. Ainsi, on sait que si le chémotype est un phénol, l’huile essentielle est anti-bactérienne et plutôt à prendre par voie orale. Si c’est une cétone (ex : verbénone), elle sera interdite aux femmes enceintes. Ou encore si notre huile essentielle contient majoritairement du 1,8-cinéole (eucalyptole) elle sera indiquée en cas de refroidissement, rhume, bronchite mais à manipuler avec précaution pour les asthmatiques.

Connaître ces quelques grandes familles biochimiques permet de ne pas se laisser berner par les discours contradictoires qui fleurissent sur internet et à se faire sa propre idée sur l’huile essentielle que l’on a entre les mains.

C’est ce que je vous propose sur mon blog, Plante Essentielle : vous rendre plus autonome dans votre utilisation en apprenant quelques bases indispensables pour utiliser les huiles essentielles, sans danger au quotidien !

A propos : Cécile Mahé, ingénieur agronome passionnée par les plantes médicinales, je me suis lancée un défi, tester 50 huiles essentielles en 50 semaines. Je partage avec vous mes apprentissages, mes tests, mes questionnements et mes coups de gueules sur le blog plante-essentielle.com

Les commentaires sont fermés.